« Impressions d’Espaces ». Exploration de lieux et leurs représentations à partir du dispositif de la porte urbaine. Duo PROCESSUS (Moalla & Descamps). L’Occupation du Sol, une flânerie visuelle et sonore dans un logement social Porte du Miroir à Mulhouse.
A Mulhouse, notre ville de résidence, nous avons choisi de nous intéresser à la Porte du Miroir, l’une des portes cerclant le cœur historique de la ville, interface entre la ville moyenâgeuse et industrieuse. Ce choix est d’une part directement induit par « l’imagerie » que provoque en nous son toponyme (porte dite du Miroir), mais aussi par le vécu passé de O. Moalla au sein de ce quartier qu’il connait bien. Notre déambulation nous a d’abord conduit à l’enregistrement d’une conversation, puis à l’identification d’un bâtiment comme objet d’interprétation de nos propres représentations.
Notre flânerie dure environ trois heures et nous conduit de la Tour Nessel à la Porte du Miroir, du quartier Manège à l’ancienne Fonderie. Nous échangeons tout au long du trajet, qui s’effectue à pieds. Cette déambulation va donner lieu à un enregistrement édité d’une quarantaine de minutes, rendant compte de notre discussion et de nos impressions.
Lors de notre flânerie, nous avons réalisé que l’un des bâtiments du quartier de la Porte du Miroir nous attirait tout deux plus spécifiquement, un vaste ensemble de logements sociaux que O. Moalla nommait jadis « Le Bateau » : une opération architecturale des années 1990 de style néo-corbuséen aux allures étranges et amusantes. Formellement intrigante et amusante pour J. Descamps par son aspect monumental, et du côté du vécu pour O. Moalla, puisque c’est là qu’il occupait son temps libre plus jeune, avec les voisins du quartier.
L’Occupation du Sol est une vidéo de 15 min (plus bas ou à ce lien) réalisée à partir d’images d’archives que O. Moalla a capturées du « Bateau », un vaste HLM Porte du Miroir à Mulhouse. De façon instinctive, nous avons dégagé une « typologie d’images » à partir des rush. Ces regroupements arbitraires, qui marient aussi bien formes que fonds, décomposent et recomposent, tels des fragments parcellaires, le récit que ces images semblaient vouloir énoncer au départ.


